Afghanistan

Lundi 18 septembre 2006 1 18 /09 /2006 13:11

( AFP ) - Lundi 18 septembre 2006, 11h36


Un kamikaze s'est fait exploser lundi au milieu d'une foule rassemblée autour de troupes étrangères dans la province de Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan, selon la police qui a fait état de nombreuses victimes.

« Il a actionné les explosifs attachés à son corps dans une foule d'enfants auxquels des troupes candiennes distribuaient des stylos et des cahiers », a indiqué un officer de la police du district de Zhari. « 24 enfants ont été blessés, dont quatre sont dans un état critique », a-t-il précisé sous couvert d'anonymat, en ajoutant que des soldats avaient été « tués ou blessés ». Un témoin, Haji Zafar Khan, a confirmé le récit de la police.


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Mercredi 27 septembre 2006 3 27 /09 /2006 19:37

( Reuters ) - Mardi 26 septembre 2006, 16h19


Un kamikaze a tué 18 personnes mardi devant le siège du gouvernorat de la province de Helmand, à Lashkar Gah dans le sud de l'Afghanistan, ont rapporté des responsables de cette province.


Six policiers et militaires et douze civils ont été tués.


Lundi, les taliban ont revendiqué l'assassinat de la directrice du département des Affaires féminines de la province de Kandahar, également dans le Sud afghan.



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Lundi 20 novembre 2006 1 20 /11 /2006 18:35

( AP ) - Dimanche 19 novembre 2006 - 17h21


KABOUL :  Battues, violées, données en dédommagement, mariées sans leur consentement... La condition des Afghanes reste si difficile, cinq ans après la chute du régime taliban, que chaque année des dizaines d'entre elles tentent de s'immoler par le feu.

"J'avais décidé de mourir", explique Gulsum, 16 ans, en tentant de cacher ses mains déformées sous son châle, assise sur son lit d'hôpital à Kaboul. "Je ne voulais pas être comme ça, avec ces mains, ce corps", ajoute l'adolescente, dont seuls le joli visage et les pieds délicats ont échappé aux flammes. Sous le col montant de son tricot rouge et son châle blanc à fleurs, sa peau est boursouflée et pleine de cicatrices. Ses mains noueuses saignent toujours.

Un mois plus tôt, la jeune fille a été battue une fois de trop par son mari, drogué. Désespérée, le visage en sang, elle a couru à la cuisine et s'est aspergée de pétrole lampant avant de craquer une allumette.

S'il n'existe pas de statistiques fiables à l'échelon national, on a enregistré 93 de ces tentatives de suicide par le feu en 2005 et 54 depuis le début de l'année dans la province occidentale d'Hérat, où le phénomène a été le plus observé. Plus de 70% des victimes en meurent.

"Cela se passe dans tout le pays (...) et la tendance est à la hausse", affirme Ancil Adrian-Paul, membre de Medica Mondiale, une association à but non lucratif qui soutient les femmes et filles dans les zones de crise. L'organisation a vu des fillettes de 9 ans aussi bien que des femmes de 40 ans s'immoler par le feu, mais la plupart des cas "ne sont pas signalés à la police pour des raisons religieuses, d'honneur, de honte, de stigmatisation". "C'est la loi du silence", selon Mme Adrian-Paul, qui participait à une conférence sur l'immolation par le feu cette semaine à Kaboul.

D'après un récent rapport de l'organisation internationale de défense des droits des femmes, Womanking, "une vaste majorité" d'Afghanes subissent des violences domestiques. Six à huit mariages sur dix seraient arrangés. Plus de la moitié des Afghanes sont mariées avant 16 ans, souvent à des hommes plus vieux qu'elles de plusieurs dizaines d'années. Il est également fréquent de rembourser une dette, résoudre une dispute ou dédommager un crime de sang en donnant une ou plusieurs femmes ou filles.

Certes la situation a progressé -les femmes, privées d'éducation et de travail sous les talibans, ont obtenu le droit de vote et plusieurs se sont présentées aux élections législatives- mais les Afghanes restent souvent considérées comme des sous-citoyens.

Gulsum, elle, a été mariée l'an dernier à un homme de 40 ans. La belle-soeur de celui-ci est venue déposer son nouveau-né -symbole de pureté et d'innocence- aux pieds du père de l'adolescente et a demandé la main de la jeune fille. "Mon père a dit: 'le bébé est comme le livre saint, je ne peux pas dire non. Dans la tradition de notre pays, quand notre père nous donne à marier, nous devons accepter".

L'adolescente a vécu chez ses parents avec son époux pendant six mois, à Mazar-e-Sharif, dans le Nord, puis le couple s'est installé en Iran avec la famille du mari, réfugiée de l'autre côté de la frontière comme bien d'autres Afghans. L'homme est alors tombé dans l'héroïne et l'alcool et les coups ont commencé à pleuvoir, raconte Gulsum. Jusqu'à ce qu'elle tente de se suicider. Ni son mari ni la famille de celui-ci n'ont voulu aider la jeune fille en flammes, un voisin l'a enveloppée dans une couverture et emmenée à l'hôpital.

La directrice de la santé publique d'Hérat, Raoufa Niazi, a vu environ 150 cas ces deux dernières années. A celles qui survivent, elle dit "de porter plainte mais le gouvernement ne les aide pas. Il ne punit pas ceux qui leur font du mal. Les autorités se contentent de dire 'mais pourquoi s'inflige-t-elle cela?'"

Gulsum, transférée dans un hôpital de Kaboul, a été opérée et doit subir encore trois ou quatre interventions. Elle semble plus heureuse depuis quelque temps. Elle a verni ses ongles en rose vif et compte recommencer à porter de beaux vêtements, mais ne fait pas de projets pour l'avenir. "Il faut que j'aille mieux d'abord. Ensuite, je verrai ce que je ferai", tempère-t-elle. "Qui voudrait m'épouser aujourd'hui?"


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Mercredi 14 février 2007 3 14 /02 /2007 16:55
( Reuters ) - mercredi 14 février 2007, 10h22

Les taliban utilisent des enfants comme boucliers humains

KABOUL -  Les taliban ont utilisé cette semaine des enfants comme boucliers humains pour couvrir leur repli lors d'une opération des forces étrangères et afghanes qui visait à assurer la sécurité d'un barrage hydroélectrique de la province d'Helmand, dans le sud, affirme l'Otan.

Ce n'est pas la première fois que les taliban se servent de boucliers humains, affirment des responsables locaux, mais ils n'avaient jusqu'alors jamais utilisé d'enfants à cette fin.

Ils l'auraient fait lors de combats qui se sont déroulés lundi pendant l'Opération Kryptonite, une offensive qui visait à sécuriser la région du barrage de Kajaki, afin de permettre l'aménagement d'une nouvelle centrale et la réparation des installations existantes.

"Lors de cette opération, des taliban ont utilisé des boucliers humains. Ils se sont notamment servis d'enfants de la région pour couvrir leur repli", a déclaré le colonel Tom Collins, porte-parole de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf), sous contrôle de l'Otan.

Les forces afghanes et étrangères ont essuyé des tirs d'armes légères et des tirs de roquettes. Mais elles n'ont déploré aucune victime, a précisé Collins.

Quelque 700 combattants étrangers, parmi lesquels des Tchétchènes, des Pakistanais ou encore des ouzbeks, sont arrivés cette semaine en provenance du Pakistan pour renforcer les forces des taliban se concentrant sur le barrage.

 
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