Samedi 25 novembre 2006
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( Le Monde ) - vendredi 24 novembre 2006 – 14:57
Au moins 450 personnes, des hommes, des femmes et des enfants, dont au moins 200 sont mortes, ont été sauvagement fauchées, jeudi 23 novembre, en plein après-midi, dans l'une des séries d'attentats à la bombe et d'attaques coordonnées, au mortier et à la mitrailleuse, parmi les plus spectaculaires et les plus sanglantes vues dans la capitale irakienne depuis l'invasion anglo-américaine d'avril 2003.
La méthode employée par les auteurs, probablement sunnites, de ce carnage qui a visé le faubourg chiite de Sadr City, dans la partie orientale de la ville, est toujours d'une efficacité redoutable : au moins six voitures bourrées d'explosifs, certaines stationnées près de deux grands marchés populaires, d'autres pilotées par des kamikazes, ont explosé l'une après l'autre en l'espace de quinze à vingt minutes en différents endroits très fréquentés du quartier.
Environ la moitié des habitants de la capitale - c'est-à-dire 2,5 à 3 millions de personnes -, le plus souvent misérables et de confession chiite, habite cette vaste cité aux égouts débordants dans les rues et essentiellement constituée de petits immeubles délabrés.
La journée avait commencé comme presque toutes les précédentes, c'est-à-dire avec le ramassage, en divers points de la ville, d'une cinquantaine de cadavres, essentiellement des sunnites, égorgés, sommairement abattus et souvent horriblement torturés par des miliciens chiites.
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